Mon défi vidéo : interview de Mathias, collégien de 14 ans

Retranscription de l’interview

C: Carole – M : Mathias


C: Bonjour c’est Carole du blog jaimemonavenir.com, aujourd’hui je suis chez Mathias, on se retrouve pour la seconde interview de mon défi « 10 interviews de jeunes en vidéo au sujet de leur orientation d’ici la fin du mois de juillet. Bonjour Mathias !

M: Bonjour

C: Alors Mathias, je vais te présenter brièvement, donc tu as 14 ans, tu habites Fontenay sous bois (dans ma ville ! ) et là tu viens de terminer ta 4ème et donc tu rentres en 3ème à la rentrée, c’est bien ça ?

M: Oui

C: Je voulais savoir est-ce que tu as déjà travaillé dans le cadre du collège sur ton orientation ?

M : Cette année on a travaillé pendant en cours sur l’orientation…On a travaillé avec une prof du CDI, donc du centre…

C: La documentaliste

M: Oui. Elle nous a donné des livres qui étaient chacun dans un thème différent, il y avait les langues, enseignement, militaire donc plein de choses et donc c’était présenté de plusieurs façons, il y avait les diplômes qu’il fallait avoir, les témoignages de personnes qui faisaient ces métiers et d’autres informations.

C: D’accord donc si je comprends bien c’étaient des livres sur les secteurs d’activité, à l’intérieur de ces livres il y avait des explications sur les métiers de ces secteurs d’activité là et des témoignages de personnes qui exercent ces métiers là ? (Il acquiesce). Qu’est-ce qu’il y avait dans ces témoignages exactement ?

M: Le métier que faisait précisément ces personnes là, si elles aimaient leur métier…

C: Et pourquoi j’imagine ?

M: Oui et les motivations…

C: Qui étaient les leurs pour exercer ce métier là, c’est ça ?

M : Oui

C : Et donc ça c’était avec votre documentaliste et…

M : Et notre professeur principal

C: Et votre professeur principal d’accord. Oui parce que ce qu’il faut expliquer aux auditeurs et peut-être à toi aussi, je ne sais pas si tu le sais, c’est que dans le cadre des programmes scolaires, il y a une éducation à l’orientation qui doit être faite, et ce dès la 6ème et jusqu’en terminale. Ca s’appelle le Parcours Avenir, c’est ce parcours éducatif qui fait partie des programmes scolaires. Voilà, donc je suppose que c’est dans ce cadre que vous avez commencé à travailler sur les métiers.

M: Ah oui.

C: Est-ce que vous avez fait d’autres choses concernant l’orientation ?

M: Euh non pas cette année.

C: D’accord ok. Est-ce que ce travail qui t’a été proposé t’a intéressé ?

M: Oui parce que ça m’a aidé à savoir ce que je pouvais faire plus tard, j’ai pu avoir des renseignements sur plusieurs métiers parce qu’il y en a que je ne connaissais pas donc j’ai pu les étudier et donc…on a eu aussi des feuilles de stage pour l’année prochaine…

C : Ah oui pour la 3ème.

M: Oui, et voilà.

C: D’accord. Et est-ce que tu as déjà une idée du stage…

M: Oui, une petite idée, peut-être dans le monde du journalisme parce que j’aime bien ça, ça fait longtemps que j’en parle à mes parents et donc, peut-être dans cette partie de…

C: D’accord, peut-être le journalisme… écrit, les médias, la télé, la radio…?

M : Plutôt  médias, enfin plutôt télévisé ou…

C: Ok, super, est-ce que de ton côté, non pas dans le cadre du collège mais de ton côté personnellement, toi tout seul, tu as déjà réfléchi à ton orientation, à ce que tu pourrais faire après, alors déjà vers quelle filière peut-être tu allais t’orienter au niveau du BAC…parce que je pense que tu vas choisir la voie générale et technologique ?

M: Oui

C: Oui, donc est-ce que tu sais vers quelle filière tu vas t’orienter pour le BAC et puis peut-être les études par la suite, un métier qui pourrait te plaire, enfin est-ce que tu as déjà envisagé tout ça ?

M: J’en ai un peu parlé avec mon père et un peu avec mon prof principal donc je ne sais pas encore, il faut que j’approfondisse un peu ça parce que…je ne sais pas encore.

C: D’accord, tu viens d’évoquer tout à l’heure le journalisme mais à part le journalisme, tu n’as pas d’autre idée ?

M: Peut-être sportif parce que j’aime beaucoup le sport, ça fait longtemps que je pratique le basket…

C: Combien d’années ?

M : 8 ans

C: Ah oui !

M: Oui donc peut-être me diriger vers une carrière sportive…

C: Oui ça ça te plairait bien ?

M: Oui

C: Est-ce que tu as une idée toi de ce qu’il faut faire, des éléments à prendre en compte pour faire de bons choix d’orientation pour soi-même, enfin pour toi même, est-ce qu’il y a des questions que tu dois te poser peut-être ou des éléments, des critères sur lesquels tu peux te baser pour faire tes choix ?

M: Ben peut-être déjà sur les thèmes que j’aime bien, donc ce que j’aimerais bien faire dans la vie, si ça m’intéresse, si je prends du plaisir à le faire et après il faut que j’ai les capacités pour pouvoir faire ce métier parce que des fois on a des difficultés sur certaines matières et donc on ne peut pas aller au bout de ce qu’on a commencé et…

C: Par exemple, tu parles de ce que tu aimes faire ou  de ce qui te fait plaisir, donc on a compris que le sport, ça te faisait plaisir, est-ce qu’il y a d’autres choses, d’autres matières ou disciplines…

M: J’aime bien la musique, je prends du plaisir à chanter ou à écrire des partitions…

C: Ah oui, tu composes ?

M : Oui, j’aime bien aussi l’histoire, tout ce qui est histoire-géographie, j’arrive très bien à mémoriser donc…, j’aime bien aussi le fait de..;d’apprendre de nouvelles choses, par exemple je lis beaucoup de journaux, par exemple Le Monde, et donc j’aime bien apprendre de nouvelles choses sur le monde en ce moment.

C: Tu lis Le Monde ?

M: Oui

C: Waouh, et depuis longtemps ?

M: Depuis cette année.

C: Depuis cette année, et ce sont toutes les rubriques qui t’intéressent ou il y a des rubriques qui..

M: Ben plutôt sur ce qu’il y a en ce moment, par exemple la politique avec Emmanuel Macron et Donald Trump…après le sport aussi, je suis aussi l’Equipe et donc un journal de sport et voilà.

C: Et est-ce que c’est ce qui t’a donné envie aussi de te diriger peut-être vers le journalisme ?

M: Oui j’aime bien renseigner, enfin donner des renseignements aux personnes, comme moi je m’intéresse, je fais part des informations à mes proches et donc j’aime bien aussi…on a fait un travail comme ça en français cette année, on devait écrire un journal d’articles en français et la prof de français m’a dit que j’avais très bien réussi parce que j’avais donné beaucoup d’informations et l’article était très bien.

C: Donc ça a du te faire plaisir…

M: Oui !

C: Et partir de tes passions ou centres désintérêt, de ce qui te passionne vraiment pour en faire un métier ?

M: (Il réfléchit). Après ce qui me fait vraiment plaisir c’est de pratiquer du sport à haut niveau, ça ça me ferait vraiment plaisir, après je sais que j’ai  peut-être pas encore les capacités à le faire parce que je n’ai pas encore un très très bon niveau donc peut-être après me diriger vers des écoles de sport, par exemple l’INSEP et donc là où je pourrais vraiment commencer à travailler pour pouvoir devenir un sportif de haut niveau.

C: Mais tu sais qu’il y a une filière sport études ?

M: Oui je sais

C: Elle est pratiquée dans ton lycée, elle est proposée ?

M: Non

C: Non, d’accord. Qu’est-ce qui te fait dire que tu n’as pas encore un assez bon niveau pour l’instant ?

M: C’est quand je regarde d’autres personnes jouer, je vois vraiment qu’il faut que je travaille beaucoup plus sur des critères, que j’approfondisse vraiment des capacités pour pouvoir jouer et après au plus haut niveau.

C: D’accord, d’accord. Pour toi ce serait quoi un métier idéal ?

M: Ce serait un métier où on prend plaisir à faire ce métier là…après si on aime l’argent, qui est assez bien rémunéré euh…

C: C’est ton cas ?

M: Pas vraiment, enfin, si j’ai un métier qui me plait, même s’il n’est pas très bien rémunéré je l’aimerai quand-même. Parce qu’il vaut mieux faire un métier qu’on aime bien qu’un métier qu’on aime pas. Parce que même s’il est mieux rémunéré, on va prendre moins de plaisir à le faire qu’un métier qu’on aime bien même s’il est moins bien rémunéré.

C: Donc l’argent c’est un critère parmi d’autres, d’abord le goût pour le métier, enfin aimer faire ce que l’on fait, d’autres critères pour un métier idéal ?

M: Non pas vraiment, enfin là je n’ai pas en tête les critères.

C: D’accord ok. Et la dernière question, si tout était possible, si t’avais zéro limite, financière, des limites de temps et d’espace, qu’est-ce que tu aimerais faire de ta vie, dans ta vie, réaliser, ou être ?

M: Ben après peut-être, diriger une entreprise, après je ne sais pas encore mais…une entreprise d’électronique parce que j’aime bien un peu les…, quand je regarde les téléphones, donc diriger une entreprise, par exemple APPLE, donc j’aime bien ce secteur là, après je sais qu’il faut beaucoup d’années d’études donc il faut bien travailler. Mais après la question, c’est de pouvoir après devenir directeur d’une entreprise donc il faut les études nécessaires, après il faut l’argent aussi et donc oui voilà, si je n’avais pas de limite, j’aimerais bien devenir directeur d’une entreprise.

C: Pour toi, pour être chef d’entreprise, il faut forcément beaucoup d’argent, il faut forcément avoir fait de très longues études ?

M: Ben pour développer une entreprise, il faut quand-même d l’argent, après avoir fait des étude sou non, après ce n’est pas grave parce que si on a beaucoup d’argent de la famille, de nos parents, de nos grands-parents eh ben on peut déjà commencer à construire des choses et donc voilà.

C: Est-ce que tu ne penses pas qu’il faut aussi des capacités créatives, de la créativité, de l’imagination, qu’il faut aussi avoir la passion pour le domaine dans lequel on exerce…?

M: Ben après oui parce que si on veut être directeur d’une entreprise, il faut qu’on aime ce secteur là parce que si on est directeur et que l’on aime pas, ben ça sert un peu à rien.

C: Et être créatif pour trouver des idées, pour innover…

M: C’est vrai qu’il faut aussi un peu de créativité pour pouvoir par exemple améliorer les téléphones ou mettre des nouveautés dedans.

C: Est-ce que tu t’es déjà inspiré justement de parcours comme ça que ce soit dans le domaine sportif ou dans le domaine de l’entreprise, les créateurs d’entreprise, les entrepreneurs, est-ce que ça t’es déjà arrivé de regarder des vidéos ou de lire des biographies, enfin de t’inspirer de gens qui ont réussi comme ça et qui peuvent peut-être être des figures inspirantes pour toi pour la suite ?

M: Un peu dans le monde du sport, j’ai regardé des documentaires sur certains sportifs pour voir comment ils avaient gravi les échelons, pour essayer un peu de leur ressembler…

C: Donc ça t’a inspiré vraiment ?

M: Oui

C: Et sur les entrepreneurs non, pas pour l’instant ?

M: Non

C: Mais c’est une piste, c’est une piste que je te donne (rire). Parce que Steve Jobs, puisque tu parlais d’Apple tout à l’heure, il a réalisé plusieurs interviews évidemment, il a été assez interviewé et il y a des vidéos qui circulent sur le Net qui sont assez captivantes d’ailleurs dans lesquelles il explique plein de choses très très intéressantes et très inspirantes je trouve pour les jeunes.

M: Je crois que j’en ai vu une qui parlait de comment il fait fondé la boite et pour quelles raisons.

C: Oui, ben je te donnerai des références ! (rire)

M: Ok

C: Bon ben écoute Mathias, merci beaucoup, merci vraiment infiniment d’avoir accepté de répondre à mes questions, moi je te souhaite un bel été, de belles vacances bien méritées et puis une bonne continuation dans ton parcours !

M: Merci, à vous aussi

C: Merci !

Pour aller plus loin : 

Parcours AVENIR

INSEP

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Une réflexion sur “Mon défi vidéo : interview de Mathias, collégien de 14 ans

  1. Mathias lit Le Monde, c’est super à 14 ans, moi c’était Le Figaro, j’avais 15 ans et je faisais ma « revue de presse ». Je peux dire que cela me passionnait et j’y croyais !
    Je ne suis pas devenue journaliste mais je continue de lire la presse même si le jugement évolue et s’affine et que l’on devient un peu plus exigeant sur les contenus et la façon de traiter l’information. On comprend vite, si on n’est pas un lecteur passif, qu’on est seulement manipulé, transformé en marche-pied pour servir les ambitions de l’oligarchie dominante. La presse écrite s’est beaucoup décrédibilisée, faute de courage et de rigueur morale. Elle n’est pas le seul médium dans ce cas là hélas, la gangrène s’est répandue et « on » laisse faire… depuis quarante ans ! Il y a encore quelques bons journalistes mais ils sont rares. Pour être ce bon journaliste, il faut de l’esprit critique, de la rigueur intellectuelle et de l’indépendance d’esprit, que les filières ne délivrent plus…

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