RECIT D’UNE JOURNEE SUR L’ORIENTATION AU 21EME SIECLE

Crédit photo : Squeeze

J’ai participé samedi 17/03 à la cité des Sciences et de l’Industrie de Paris à l’une des journées organisées par Le Monde sur le thème« S’orienter au 21ème siècle ». Récit.

Le décor

Au programme, des ateliers, et des conférences d’1h30. Les thèmes des conférences : choisir, anticiper, se former. Deux journalistes du Monde pour présenter et animer ces conférences : Laure Belot et Emmanuel Davidenkoff. Très pros. Des invités sur le plateau, anonymes ou connus, de jeunes étudiants, des entrepreneurs, des professionnels, qui sont amenés à raconter leur parcours (la plupart du temps non linéaire) et bien-sûr à donner leur avis sur la thématique de la conférence. Des intermèdes vidéos ponctuent chaque conférence, notamment des interviews de professionnels de tous horizons qui parlent d’orientation.

Dans le public, des jeunes, des parents, des professionnels. La possibilité pour celui-ci d’interagir avec les invités. En effet, il est possible de poser des questions par SMS et l’un des journalistes s’en fait l’écho.

Cette question aux invités : saviez-vous, à 15/16 ans ce que vous vouliez faire ? Et cette invariable réponse : NON.

Les idées phares

  • Il faut de la confiance en soi pour choisir, car choisir, c’est renoncer. Il faut donc accepter de perdre quelque chose
  • Ce qui fonde nos intérêts se révèle petit à petit, à travers l’expérience, les rencontres. Le facteur TEMPS est essentiel. Il ne faut pas avoir peur du tâtonnement et il faut refuser l’injonction de l’urgence, se donner du temps.
  • « J’ai commencé par échouer avant de réussir ». Reconnaissons la valeur de l’échec ou de l’erreur. Donnons à nos enfants le droit de se tromper. Cela me fait penser à une citation d’un grand sportif, Mickael Jordan :
    « J’ai raté 9000 tirs dans ma carrière. J’ai perdu presque 300 matchs. 26 fois, on m’a fait confiance pour prendre le tir de la victoire et j’ai raté.  J’ai échoué encore et encore et encore dans ma vie. Et c’est pourquoi je réussis. »
  • On ne connait pas l’avenir. Alors seront déterminantes dans un monde qui change vite :
    • la capacité d’adaptation au nouveau ou « comment faire avec les surprises que la vie réserve »
    • la capacité à créer, à innover
    • La capacité à apprendre, à se former continuellement, la curiosité
    • l’intelligence collective et l’humilité face à l’immensité du savoir

En effet, avec le développement de l’automatisation et de l’IA (intelligence artificielle), la créativité semble être une capacité que les robots ou machines apprenantes ne puisse pas imiter.

J’ai participé entre 2 conférences à un atelier Lego® Serious Play®  qui est utilisé en entreprise comme exercice de créativité et de mobilisation de l’intelligence collective. Au programme, des LEGO de toutes sortes, de toutes tailles. Le 1er défi, dans ce contexte d’O21, était de se décrire individuellement aujourd’hui grâce à une modélisation en LEGO. Le 2ème défi était de se décrire individuellement dans 20 ans. Enfin le 3ème défi était de se projeter ensemble (comprenez les participants) dans le futur (quel monde pour demain).

  • La passion peut guider nos choix mais attention à l’injonction de la passion (il faut que tu aies une passion absolument dans la vie)
  • Le volontariat, le service civique, une année de césure (désormais possible après le BAC) ou des dispositifs comme PAREO sont des espaces temps d’expérimentation, de connaissance de soi, d’acquisitions de compétences, de maturation. Un jeune invité ayant fait un service civique expliquait : « On m’a fait confiance ; je me suis senti utile ». Et Patrice Huerre d’ajouter « C’est plus facile de construire un projet après ça. »
  • Les rencontres sont capitales, ce sont des moteurs formidables, des sources de motivation
  • La valeur et la relativité des diplômes : 1 diplôme = 1 métier pour la vie, c’est fini. Attention, malgré tout, statistiquement, le chômage touche moins les diplômés que les non diplômés.

La plupart des participants conseillent de ne pas se contenter des études, de faire autre chose, d’apprendre en dehors de la scolarité, que ce soit par le biais d’activités extra scolaires, d’engagements bénévoles, de voyages, des livres, des films, des MOOCs…

La question des études scientifiques à l’heure de l’IA a été posée. Il est évident que tout le monde ne doit pas faire des Sciences et des études en informatique ou dans le numérique mais celui-ci est partout, impacte l’ensemble des métiers et posséder des compétences numériques parait essentiel.

  • La question des tests d’orientation : ils peuvent être des adjuvants mais c’est tout
  • Plutôt que de se demander quel métier on veut faire, se demander :
     « Quel est le grand défi (parmi ceux auxquels est confrontée l'humanité aujourd'hui) que j’ai envie de relever ? »
  • Certains participants ont insisté sur l’engagement, le sens à donner à son parcours en le mettant au service du collectif.

Ressources conseillées : 

Livres :

SAPIENS, Une brève histoire de l’humanité, Yuval Noah Harari

HOMO DEUS, Une brève histoire du futur, Yuval Noah Harari

Rainer Maria Rilke, Lettres à un jeune poète

Le code de la conscience, Stanislas Dehaene

Vidéos :

La société de l’incertitude

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