Il était une fois….le storyteller: récit d’un métier émergent

Le métier de storyteller

Aujourd’hui, je vous fais découvrir une activité professionnelle relativement récente qui consiste à « raconter des histoires ». Non, non ce n’est pas politicien !  😉

Je ne vous parle pas non plus d’activités comme romancier, conteur ou scénariste. Je vous parle de ces hommes et de ces femmes qui ont choisi de devenir storyteller ou storytelleuse (oui oui, ça se dit comme ça…).

Depuis toujours, l’Homme aime raconter et écouter des histoires. Par le biais de différents médias (moyens), l’Homme raconte le réel, l’interprète, imagine, fait oeuvre de fiction.

Les arts, la littérature, le cinéma, la TV et aujourd’hui les réseaux sociaux nous racontent des histoires. Sans arrêt. Et parfois des sornettes ou des salades…;-)

Il existe un art de raconter des histoires et des techniques qui s’enseignent. Par exemple le Conservatoire Européen d’écriture audiovisuelle permet d’apprendre le métier de scénariste.

Qu’est-ce qu’un storyteller ?

Depuis quelques années, une nouvelle activité émerge, qui permet à des marques, à des entreprises, à des associations etc. de susciter l’adhésion émotionnelle et l’engagement de leur audience : c’est le storytelling.

Le storyteller va, en effet, pour le compte d’une entreprise, d’une marque, d’une institution, d’un parti politique etc., créer une histoire, en fonction du message que souhaite véhiculer la structure.

Il va le faire par le biais de différents supports (Websérie, réseaux sociaux, blogs, spots TV ou radio etc.), le but étant de toucher un public cible, de le séduire, de le convaincre, de susciter son adhésion et bien entendu, de « vendre », que ce soit des  produits, des idées, un projet.

C’est donc à la fois un métier de communication, une technique marketing, à l’heure de «l’économie de l’attention». Cette expression n’est pas de moi mais de Dominique Taste, storytelleuse qui possède un blog dans lequel elle explique son métier et dans lequel vous trouverez des exemples de storytelling.

Le storytelling repose sur le registre émotionnel, ressort qui fonctionne bien pour emporter l’adhésion.

Quelle que soit la structure (entreprise, fondation, association etc.), quel que soit le public auquel elle s’adresse (clients, consommateurs, militants, bénévoles, salariés etc.), le storytelling permet de fédérer une communauté de gens qui se reconnaissent dans l’histoire racontée, dans les valeurs portées, qui sont séduits, touchés et qui vont donc adhérer et agir. La communication choisie peut toujours être authentique ou manipulatrice…  

Vous connaissez la marque Michel et Augustin ? C’est l’histoire de 2 potes de collège qu’ils racontent justement avec pas mal d’humour sur leur site. Une histoire d’amitié d’abord, et puis l’histoire de deux héros de la vie ordinaire qui vont arriver, avec audace, et après bien des obstacles, à créer cette marque et des produits qui cartonnent, qui séduisent une certaine clientèle tant par leur qualité, leur bon goût, leur humour décalé que par leur histoire et le message qu’elle véhicule.

Existe t-il des postes de storyteller ? 

Le storyteller exerce en indépendant ou peut être salarié d’un cabinet de conseil ou agence en stratégie, communication, marketing spécialisé dans le storytelling.

Comme dans toute activité de consulting, il y a un recueil d’informations chez le client, puis création de l’histoire, rédaction d’une proposition incluant le type de médias utilisés et une fois accord avec le client, réalisation.

Au sein d’une direction de la communication, du marketing, un(e) salarié(e) peut se former au storytelling (de nombreuses formations continues sont disponibles ) et utiliser cette nouvelle compétence acquise dans le cadre de son poste.

Comment se former au storytelling quand on est jeune ?

Il n’y a pas un parcours type ou un cursus diplômant spécifique. Mais une formation littéraire, suivie d’une formation de scénariste et/ou une formation dans le domaine de l’information, de la communication et du marketing peuvent déboucher sur ce type d’activité.

On  peut très bien se former, voire se spécialiser dans le storytelling par la suite via la formation continue.

Ecrire sa « légende personnelle » 

Et si le storyteller crée des histoires, nous sommes tous appelés à écrire la nôtre. A écrire ou vivre notre légende personnelle.

Cette expression de « légende personnelle » est inspirée du livre l’Alchimiste de Paulo Coelho. Dans ce livre qui est un conte initiatique, l’auteur invite chacun à vivre sa légende personnelle. Ou autrement dit, à trouver ce pour quoi il est fait et à le réaliser, vaille que vaille.

Il s’agit de trouver sa voie et pour cela, d’écouter sa voix intérieure, qui nous « dit » ce pour quoi on est fait mais qui, la plupart du temps, au fur et à mesure que nous grandissons, est étouffée par les « il faut », la peur et les formatages en tous genres que nous subissons tous.

Emmanuelle Soulard, auteure, a réalisé sa légende personnelle, notamment l’écriture, en devenant auteure, après avoir fait des études et des boulots dans toute autre chose. Elle est revenue à l’écriture, qu’elle avait abandonnée, après avoir noirci des pages et des pages sans rien en faire quand elle était jeune. 

Ayant appris l’art du récit, étant auteure d’une trilogie, elle est devenue également devinez quoi ? Entrepreneure storytelleuse ! Pour en savoir plus sur elle, vous pouvez consulter sa page Facebook 😉

Connaissiez-vous ce métier ? Qu’en pensez-vous ? Dite-le dans les commentaires ! 

 

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