Du chant à la comédie musicale : mon meilleur souvenir de spectacle

Spectacle de comédie musicale

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D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours eu du mal à faire des classements et donc à élire « The best of… ». Et les spectacles ne font pas exception ! Certains, parmi ceux que j’ai faits, m’ont marqué plus que d’autres, ont laissé leur empreinte, mais je suis bien incapable de les hiérarchiser…Alors je vous propose un voyage dans le temps vers ces instants bénis qui ont laissé dans mon corps et dans mon esprit une trace merveilleuse…

Mes premiers pas sur scène

J’ai commencé à me « donner en spectacle » lorsque j’étais enfant. J’imitais alors Dalida, devant les membres de ma famille, debout sur une chaise, en chantonnant Gigi L’amoroso, avec l’accent bien-sûr, soulevant mes cheveux longs et louchant légèrement…Vous avez l’image ? 😉

Puis les années ont passé, je me suis mise à jouer de l’orgue, du piano puis de la clarinette et me suis  dirigée vers la préparation d’un BAC littéraire et musical dès la seconde.

Mes premières émotions fortes, je les ai vécues avec ma classe de lycée car dans ce cursus, la chorale était obligatoire. Et chaque année nous nous produisions, souvent dans des églises, pour chanter une œuvre classique suivie de chansons, canons et gospels…Je me souviens particulièrement du requiem de Fauré, d’un canon d’Henri Purcell et de chansons magnifiques et émouvantes comme « Une île » de Serge Lama, et « Heureux » de Jacques Brel. Cette dernière clôturait notre concert et j’avais tellement de plaisir à la chanter une  seconde fois après que nous ayons reçu les applaudissements fournis du public qui semblait nous dire « On en veut encore, c’est trop beau ! ».

Je me souviens alors de l’émotion qui m’étreignait sur cette chanson qui monte en puissance au fur et à mesure ! Je viens de la réécouter pour la première fois, 27 ans après et…c’est toujours la même émotion ! 

Notre concert au palais des congrès de Nancy, où nous chantions Carmina Burana, avec l’orchestre symphonique et lyrique de Nancy m’a laissé également un très bon souvenir parce que c’était la première fois que nous étions accompagnés par un orchestre comme celui-là !

La chorale m’a donc procuré mes premiers émois sur scène. J’y ai éprouvé le plaisir de chanter, de donner du plaisir aux gens, de recevoir leur gratitude, et de voir la fierté dans le regard de ma mère…J’étais portée par le groupe, par la musique…

Battre les fers…

Je n’ai plus fait de chorale après mon lycée mais quelques années plus tard, j’ai commencé à apprendre les claquettes américaines. Mes pieds sont devenus mes instruments. Il y a deux choses que j’aime et que je recherche dans la danse et en particulier dans cet art des claquettes.

Il me permet à la fois d’être bien ancrée dans la terre, de m’enraciner, et en même temps de me déployer, de virevolter dans l’air, à la recherche de légèreté et de grâce…Je suis dans mon corps, dans mes sensations et pas dans ma tête, et cela, j’en ai besoin ! Il y a quelque chose de la transe dans cet art parfois…L’aspect percussif des claquettes y est pour quelque chose je crois, ainsi que la musique enjouée et rythmée qui l’accompagne.

Depuis je n’ai presque pas cessé de faire de la danse et du spectacle. En amateure. Des claqs, du modern jazz, de la country et depuis quelques années, de la comédie musicale. 

Chaque année, nous donnons 3 représentations d’une comédie musicale entièrement écrite pour l’occasion par notre professeure. Et je suis un peu accro, j’avoue !

Parce qu’au-delà du plaisir de danser, chanter, jouer la comédie, apprendre, encore et toujours, il y a aussi l’aventure humaine. L’aventure d’un groupe d’amateurs, réunis autour d’une même envie : être ensemble, se détendre, rire, s’exprimer, partager, ne pas trop se prendre au sérieux, se découvrir soi-même…

J’ai beaucoup appris

L’art et le spectacle permettent d’aller à la rencontre de soi. C’est une expérience riche en ce sens qu’elle permet, comme d’autres expériences bien-sûr, d’augmenter la conscience de soi (et donc de faciliter l’orientation pour faire du lien avec la thématique de mon blog). J’ai appris des choses sur moi-même au contact de ce groupe et au contact de la scène.

Qu’est-ce que cela m’a révélé et appris ?

Que nous sommes un collectif, une troupe. Nous dépendons les uns des autres. J’ai donc appris à écouter davantage.

J’ai appris à m’exposer sans redouter la critique négative. C’est sûrement pour cela qu’aujourd’hui je suis capable de m’exposer sur Internet. L’égo a cédé du terrain…;-)

J’ai augmenté ma confiance en moi en renonçant à la perfection. Je fais de mon mieux mais surtout plus le temps passe, plus je m’amuse, plus je prends du plaisir et c’est ce qui est communiqué au public. Même si je fais une erreur, c’est avec le sourire et ça passe ! 😉

J’ai appris mon besoin d’expression, mon côté créatif. Il peut se matérialiser dans des exercices d’improvisation ou dans des idées de mise en scène.

J’ai appris l’énergie qui sommeillait en moi et dont je ne soupçonnais pas l’existence…

J’ai appris à respirer.

J’ai appris ce que c’est que d’aimer vraiment faire quelque chose.

J’ai appris à donner.

J’ai appris à recevoir.

Et j’apprends encore.

Des moments imprimés

Il y a eu plein de moments jouissifs. Il y a des spectacles que j’ai plus appréciés que d’autres (que ce soit au travers du thème, de l’écriture, du choix des chansons, du rôle qui m’avait été attribué) mais dans chacun d’entre eux, j’ai vécu de supers moments.

Je pense notamment à une danse sur la musique des Brigitte « Battez-vous » où l’on a simulé un combat. Qu’est-ce que cela m’a fait du bien ! Cette danse m’a permis d’exprimer une colère de façon constructive, elle m’a libérée ! Elle a eu le même effet que si j’avais tapé dans un punching ball ! 

Je pense aussi à cette comédie musicale dans laquelle notre professeure avait revisité 3 contes très connus (Blanche-Neige, Barbe Bleue et  Le petit chaperon rouge) et qui a fait beaucoup rire le public. Je jouais alors le rôle de Shéhérazade, qui se perdait dans ces 3 contes…Nous avons fait une danse orientale...une professeure spécialisée était venue nous donner des cours pour l’occasion et nous apprendre la chorégraphie, j’ai beaucoup apprécié danser avec cette ceinture a sequins typique de la danseuse orientale !

Je pense aux duos de claquettes que je fais  depuis 2 ans avec une excellente claquettiste de la troupe.

Je pense à nos fous rires en coulisse alors que nous nous préparions pour « la danse des squelettes ». Pour cela, nous devions coller sur nous un squelette en papier que nous avions conçu et qui, une fois dans le noir de la scène, devenait phosphorescent  avec la lumière violette et l’un de mes amis de la troupe m’a fait remarquer que j’avais mis la clavicule à la place du tibia et inversement, ce qui nous a fait rire aux larmes !

Aujourd’hui, je ne redoute plus la scène. J’ai un petit peu le trac les 5 premières minutes précédant mon entrée lors de la Première et parfois avant un numéro de claquettes un peu plus difficile techniquement mais c’est le plaisir qui l’emporte largement, la JOIE ! La scène me galvanise, le public me porte. En général, je donne le meilleur de moi-même lorsque je suis sur scène ; c’est souvent mieux qu’en répétition !

Mais le meilleur reste à venir, j’en suis certaine ! 😉

Et vous, qu’avez-vous découvert et appris grâce au spectacle ?

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