Mon défi vidéo : Agathe, 16 ans, entre droit et design

Retranscription de l’interview

C: Carole ; A: Agathe


C: Bonjour c’est Carole du blog jaimemonavenir.com, et aujourd’hui je réalise la 6ème interview de mon défi vidéo, donc 6 interviews sur 10 et je suis en compagnie d’Agathe, la sœur de Zoé, donc Zoé que j’ai interviewée précédemment, si vous n’avez pas vu cette vidéo, courez la voir,  Agathe bonjour !

A: Bonjour

C : Alors est-ce que tu peux te présenter ?

A: Oui donc moi c’est Agathe, j’ai 16 ans, j’habite à Paris et je suis au lycée Georges Brassens dans le 19ème arrondissement.

C: D’accord, tu étais en quelle classe cette année ?

A: Là j’étais en 1ère L, j’ai passé mon Bac de français cette année.

C: 1ère L, ta sœur nous en a parlé ! (rire). Alors on va revenir un petit peu en arrière, faire un petit feed-back, en 3ème, est-ce que tu t’es posée des questions, voie générale et technologique, voie professionnelle, ou pas ?

A: Ben en fait j’étais dans un collège à horaires aménagés depuis la 6ème et du coup je ne me voyais pas du tout revenir dans des horaires normaux, 8h-18h je sais que ça ne me convient pas et que je n’aurais pas supporté, du coup ben c’était assez logique de continuer dans cette voie d’horaires aménagés au lycée et après le choix qui s’est posé c’était juste le choix du lycée parce qu’à Paris il y en a 4 qui proposent ça, 2 c’est TMD (techniques de la musique et de la danse) et je préférais passer un Bac général donc j’ai choisi le lycée Georges Brassens qui me permettait de faire un Bac général en continuant mes activités avec pas beaucoup d’heures quoi.

C: D’accord, toi tu faisais de la musique ?

A: Oui

C: Comme ta sœur et donc vous vous êtes retrouvées dans la même seconde…

A: Non, on était dans le même établissement mais il y avait trois 2nde et on a demandé à ne pas être dans la même classe

C: Très bien, donc la seconde s’est bien passée…

A: Oui

C: Ensuite, il a fallu choisir une filière, une série, donc tu as choisi L…

A: Oui alors j’ai toujours voulu prendre S, en fait je considérais un peu que ce serait un échec si je prenais L car pour moi S ça ouvrait toutes les portes et que je pourrais faire tout ce que je voulais et j’étais un peu dans « S c’est la voie royale », c’est quelque chose de génial et en fait en 2nde je me suis rendue compte que les maths et moi ce n’était pas…enfin ce n’est pas que je n’y arrivais pas mais ça ne m’intéressait pas, la physique-chimie c’est pareil, la SVT ben c’est un peu comme Zoé, les SVT j’aimais bien ça mais je ne me voyais pas du tout faire une S et puis en plus les matières littéraires m’intéressaient énormément et du coup j’ai dévié naturellement en fait vers la L, ce n’était pas un choix, ce n’était pas difficile à prendre puisque je me voyais juste faire ça.

C: Ce n’était pas difficile à faire comme choix. Qu’est-ce qui te laissait penser que S c’était la voie royale comme tu l’as dit ?

A: Ben c’est un peu un message qu’on nous dit depuis qu’on est tout petit, pas forcément mes parents mais à l’école, au collège, certaines conseillères d’orientation ont pu nous dire que si on ne sait pas trop encore ce qu’on veut faire etc., il vaut mieux prendre S c’est sûr, j’ai beaucoup d’amies qui font ça par exemple, du coup j’étais un peu dans ce moule « de toute façon il faut que je prenne S pour réussir à faire quelque chose après » et en fait non, pas du tout parce que je vois que L ça ne va pas me fermer les portes de ce que j’ai envie de faire du coup….

C: Alors tu m’as dit en seconde je me suis aperçue que je n’avais pas tant d’affinités que ça avec les maths, la physique-chimie non plus etc., tu ne t’en étais pas aperçue avant au collège ?

A: Ben en 6ème, 5ème, en fait quand j’étais petite, j’étais très intéressée par les maths, tout le côté scientifique de l’école, 6ème-5ème, j’étais toujours un peu dans cette optique là et en 4ème-3ème, je me suis rendue compte que c’était quelque chose qui…, enfin je me rendais déjà compte que ça ne me correspondait pas vraiment parce qu’il y avait cette espèce d’esprit logique, on doit apprendre par cœur des formules, on doit les replacer, c’est toujours la même chose qu’on réutilise, enfin, désolée pour les scientifiques qui regardent la vidéo mais il n’y a pas cette espèce de côté réflexion, de pouvoir réfléchir à un sujet, se faire des avis, écrire beaucoup, enfin il n’y a pas tout ce côté là et c’est quelque chose d’assez…vraiment…même si j’aime le côté concret mais c’est trop brut pour moi et ce n’est pas…je n’aime pas trop…(rire)

C: Donc la seconde ça se passe relativement bien, tu t’aperçois que tu es plus littéraire et donc tu fais le vœu d’aller en L, les professeurs acceptent ?

A: Oui

C: Donc là tu as intégré la 1ère L que tu as terminée cette année et tu vas donc aller en Terminale…

A: Oui

C: Est-ce qu’en choisissant L, tu avais quand-même une idée de projet professionnel par la suite ?

A: Oui, j’aimerais bien faire un BTS Design et faire des écoles de design par la suite, ça c’était mon idée de base, là en ce moment, je ne sais pas trop avec l’approche des vœux APB, je réfléchis quand-même pas mal mais oui, je voulais faire ou des BTS de design, ou des écoles de mode, donc oui c’est littéraire mais en soi ça n’a pas vraiment d’importance…

C: Alors pourquoi le design, pourquoi la mode ?

A: C’est quelque chose qui lie beaucoup l’imagination, on est toujours dans la réflexion de trouver toujours des nouveaux objets et puis moi c’est le coté vraiment esthétique de la chose que j’aime bien, tu réfléchis à quelque chose que tu vas mettre dans un environnement et qui va prendre toute sa place, qui va avoir une utilité et qui va être beau en même temps. Oui, c’est vraiment ce côté un peu bricolage, de faire toujours quelque chose avec ses mains, des trucs très manuels, enfin moi c’est ce que j’aime…

C: Le dessin, tu aimes dessiner ?

A: J’aime dessiner après ce n’est pas quelque chose que…, je ne vais pas me poser à une table et dessiner pendant 3h, j’ai des amis qui sont passionnés de dessin qui font ça, moi je ne peux absolument pas faire ça, je suis plus vraiment dans…, on me donne un petit bout de papier et je vais plus tout de suite faire des petits trucs etc. mais le dessin dessin non !

C: Dans la création….D’accord, donc pour l’instant ça commence à bouger, c’est-à-dire que tu pensais à ça et aujourd’hui tu ‘interroges sur…

A: Oui, sur des études de droit peut-être aussi…c’est complètement différent, ce sont deux extrêmes quand-même mais non, ça m’a toujours beaucoup intéressé aussi mais c’est juste que, oui, ce sont les deux options auxquelles je pense depuis longtemps et le choix que je vais avoir à faire, c’est vraiment l’un ou l’autre parce que ça n’a vraiment rien à voir…

C: Il n’y a pas de 3ème choix, de 3ème voie ?

A: Non

C: Pour l’instant

A: Oui pour l’instant, non mais là c’est assez fixe quand-même, c’est vrai que le design, la mode c’est assez haut, le droit ça rattrape un peu mais non je n’ai pas de…

C: Le droit c’est quand-même en seconde position pour l’instant ?

A: Ben c’est en train de ….je ne sais pas, on verra !

C: C’est en train de gagner du terrain

A: Oui c’est ça. Surtout parce que ce sont des écoles privées beaucoup les écoles de mode et ça ne passe pas par APB forcément et du coup en choix sur APB, mettre le droit et en concours d’écoles privées, la mode, je ne sais pas…

C: Très bien, tu t’es renseignée justement de façon approfondie sur tout ça, sur toutes ces études… ?

A: Oui oui je commence vraiment à me poser des questions là-dessus et à chercher pour ne pas être complètement  affolée en écrivant les vœux sans savoir à quoi m’attendre quoi.

C: Oui, parce que ça arrive vite. Et on vous a parlé justement au lycée d’APB ?

A: En seconde, on a eu une espèce de 1ère approche, on nous a expliqué qu’on aurait affaire à APB, en 1ère notre conseillère d’orientation est revenue pour nous expliquer un peu plus précisément les schémas des études etc. mais là je pense que ça va être à la rentrée qu’on va manger du APB matin midi et soir ! (rire)

C: Ca t’angoisse ?

A: Ben en fait je ne sais pas si c’est de l’angoisse ou plus de l’excitation un peu parce que c’est vrai que j’ai envie de faire autre chose même si je suis bien au lycée avec les amis, au conservatoire avec mes études artistiques etc. je suis hyper bien mais je me dit qu’il faut…, enfin j’ai envie de faire quelque chose d’autre, quelque chose qui me plait et du coup…non c’est plus de l’excitation de vraiment écrire un choix et c’est ce choix là qui va un peu écrire ce que tu vas faire plus tard, ta vie, même si tu peux changer après d’orientation, non je trouve que c’est assez excitant, après si ça se trouve je n’aurai pas tous mes choix et là je vais pleurer pendant 3 mois mais non, ça va…

C: Quand tu penses à ton avenir, qu’est-ce que ça t’évoque spontanément (en termes de pensées, d’émotions, de sentiments) ?

A: (Rire) En fait, je ne sais pas, je n’arrive pas à faire une différence vraiment entre maintenant et plus tard, enfin j’essaie déjà de maintenant faire les choses qui me plaisent et d’être dans une réflexion et une vie que j’aime avoir et du coup ben je ne pense pas qu’il y ait une réelle énorme différence entre maintenant et quand je ferai mes études supérieures et tout ça donc je ne sais pas…

C: Tu veux dire que tu te bases sur le présent ?

A: Oui, beaucoup. Comme j’essaie de faire maintenant ce qui me plait et vivre un peu à la manière dont je me vois vivre plus tard, je n’ai pas vraiment de sentiment particulier, je n’arrive pas à me dire, ça va être comme ci ou comme ça parce que j’essaie déjà un peu de…faire ce qui me plait quoi.

C: Le design, il y a d’autres motivations pour toi à faire du design, le droit, pourquoi le droit ? Est-ce que tu es allée rencontrer des professionnels de ces deux domaines là ?

A: Oui j’ai pu rencontrer des professionnels dans le domaine du droit en général, même des sciences politiques, en 3ème, j’ai fait mon stage à l’Assemblée Nationale avec un député et son attaché parlementaire et c’est vrai que je ne me vois pas forcément faire de la politique et être dans ce milieu là mais c’est vraiment quelque chose où l’on est en constante réflexion sur des sujets d’actualité, on peut prendre position pour une cause, défendre les choses qui nous tiennent à cœur et je pense que c’est important, même dans notre société si on a quelque chose à dire d’avoir la possibilité de s’exprimer et de pouvoir défendre une chose dans laquelle on croit et voilà. Et le design, c’est juste, c’est trop bien, c’est…ben partout on est entourés de design et du coup c’est quelque chose de vraiment aussi…, ben c’est peut-être le seul point commun avec le droit où c’est quelque chose de très présent parce que tout ce que l’on touche, tout ce que l’on utilise c’est du design, ça a été pensé, réfléchi, imaginé…

C: Pour améliorer la vie des gens ?

A: Oui, oui, après ce n’est pas non plus un métier de super héros où on doit sauver ou des trucs comme ça mais c’est vrai que si on peut amener, par exemple le droit, ben sortir des gens de la difficulté ou en tous cas leur éviter certaines choses un peu lourdes dans leur vie, dans le design, si on peut apporter un objet qui va faire la différence, on va arriver dans ton salon on va faire oh c’est super joli quand-même, c’est pratique et tout…oui.

C: Donc le métier idéal pour toi ce serait soit designer, soit un métier du droit, quoi, juge, avocat ?

A: Ben oui dans l’artistique, dans des maisons de mode, des choses comme ça, après ça c’est un peu, je pense…j’ai cette image là, c’est aussi idéaliste parce que c’est beaucoup plus dur que ça d’arriver à ces fonctions là mais surtout un métier où on allie quand-même la passion, enfin je pense que c’est important d’avoir cette envie, la passion qui te fait toujours avancer parce que sinon ça devient compliqué de…

C: C’est un métier plus passion que le droit ?

A: Oui ou c’est quelque chose que tu…même le droit il faut être complètement investi dans ce que tu fais, ça doit te porter et en fait tu dois te nourrir de ce que tu fais pour être complètement heureux et que le travail ça ne devienne pas quelque chose de très…ennuyeux, enfin pas ennuyant mais un labeur parce que…et puis je ne suis pas du genre à  me poser à travailler beaucoup, j’ai la chance d’avoir des facilités quand-même, je ne vais pas dire que ce n’est pas vrai, je n’ai pas non plus travaillé énormément, donc pour l’instant j’ai réussi à arriver ici sans passer des heures et des heures à travailler et je pense que pour se mettre vraiment à travailler il faut vraiment aimer ce qu’on a envie de faire et être complètement investi dedans.

C: Très bien, alors si tu n’avais aucune limite aujourd’hui, tu ferais quoi de ta vie ?

A: Je serais rentière et je partirai en voyage toutes les 2 semaines ! (rire) Non je plaisante, non c’est ça, juste être bien et faire les choses qui me plaisent et être…., pas avoir de gros poids qui m’empêche, où je me dis ben je ne pourrais jamais le faire ou vraiment être bloquée par quelque chose, je crois que c’est terrible comme sensation et vraiment être dans une vie où juste tu ne fais pas ce qui te plait mais tu es bien, tu n’as pas une espèce de gros malaise qui t’empêche de…voilà t’es dans une voie qui te correspond, tu es avec des gens que tu aimes beaucoup, voilà, tout ça.

C: Merci Agathe ! 

A: De rien !

C: Et bonne continuation à toi…Merci de nous avoir suivies et à très vite ! 

Infos + :

Le BAC TMD

Les BTS Design

Admission Post-Bac

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